1-Qui est Cédric Marshall KISSY ?

2-Tu as été lauréat du concours manuscrit d’or 2009. Les promesses faites ont-elles été tenues?
Les promesses ? (Rires). J’ai reçu mes lots tels que indiqués. Seulement, il est un bémol, un hic qui « gâche » la fête. Il s’agit de la publication du recueil collectif censé regrouper tous les textes primés. Cela aurait certainement permis de découvrir l’œuvre des nombreux autres lauréats. J’ignore les raisons qui ont entraîné cela, à moins que la situation politique du pays y soit pour quelque chose. Je ne vais donc pas en vouloir à l’éditeur, tout en espérant que le recueil soit publié dans la mesure du possible.
3-Quels sont les lots que tu as remportés ?
Avec le 1er prix, j’ai reçu :
- Un « Netbook » (Sorte d’ordinateur, vraiment lilliputien)
- Un téléphone fixe (dont je devais moi-même payer les factures « RIRES)
- Une connexion ADSL (3 mois de connexion gratuite)
- Quelques gadgets (T-shirt, stylo…)
- Des livres
- Une prise en charge pour une formation en BTS (Que je n’ai moi-même pas retiré « RIRES »)
- Inscription au centre culturel allemand pour un an je crois bien !
4-Quel a été l’impact de ce concours sur ta vie et particulièrement sur ta carrière ?
Pour la petite histoire, je me suis mis à écrire des poèmes après avoir lu le texte « Retour » (in La ronde des jours) de Bernard Dadié. Mais pour être franc, je n’écrivais que pour me faire plaisir. Le jour où j’ai eu la grâce divine d’être sacré « Manuscrit d’or » (1er prix en poésie) alors que je n’avais pas pu soumettre mon texte à correction auprès d’un éventuel aîné ou correcteur – c’est-à-dire avant de le déposer – j’ai compris que mon travail était loin d’être de la fumisterie. J’ai alors davantage pris au sérieux mes productions.
5-Que recherches-tu dans l'écriture?
Avec l’écriture, je veux surtout rencontrer des personnalités, du monde littéraire notamment. Et essayer d’inscrire mon nom dans le fleuron de la littérature ivoirienne. Cette tâche, cette quête, je le sais, ne sera pas une sinécure, j’en suis conscient. Mais « qui veut peut » !
6-Combien d’œuvres as-tu déjà publiée ? Et dans quelles maisons d’éditions ?
A ce jour, j’ai publié deux (2) recueils de poésie, qui sont
- Ciel d’Amour, terre de haine (à Edilivre, en France)
- Tréfonds de cœurs de pierre (aux Editions Harmattan, Paris, France).
7-Pourquoi avoir publié tes livres à l’étranger ? Est-ce lié à des difficultés rencontrées au niveau des éditeurs ivoiriens ?
Très belle question, d’une pertinence viscérale dirais-je ! Si toutes mes publications à l’heure actuelle ont été faites à l’extérieur, en France précisément, ce n’est pas par complaisance. Tant s’en faut ! Au contraire, comme votre question le laisse entendre, cela s’explique par un certain nombre de difficultés réelles. Les Editeurs ivoiriens mettent un peu trop de temps sur les manuscrits que nous leur proposons. A titre d’exemple, j’ai proposé un manuscrit à un Éditeur dont je tairai le nom pour éviter toute polémique, mais après 1 ans 3 mois, je n’ai encore reçu aucun signal. C’est désolant ! C’est fâcheux ! C’est triste. Un Éditeur sérieux, selon moi, ne devrait pas mettre plus de 4 mois à étudier un manuscrit. C’est de la négligence outrée !
8-Quelles sont les démarches que tu as effectuées avant d'être accepté chez Edilivre et à l’harmattan?

9-Pourquoi avoir choisi le genre poétique pour t’exprimer ?
J’ai surtout opté pour la poésie pour son sens de la sensibilité et pour les jeux de mots et autres transpositions de sens qu’elle permet. J’adore cette particularité qu’elle offre. Mais j’aimerais signifier que je ne me limite pas qu’à la poésie – mon genre préférentiel –. J’ai produit des romans et des recueils de nouvelles qui paraîtront le moment venu.
10-On dit que les ivoiriens n’aiment plus lire. Quel est ton point de vue à ce sujet ?
C’est une réalité - une bien triste réalité-. Je me dis qu’au fond, ceux qui abhorrent la lecture, et les livres par ricochet, ignorent totalement ce que l’on peut en tirer. Il faut faire face, aujourd’hui, à l’évolution. Tu as beau être le plus grand mathématicien de la Côte d’Ivoire, tu ne t’exprimeras oncques avec des « a+b=c » ou des 2x2 et j’en passe. Un médecin à son tour ne parlera pas d’Alzheimer, de schizophrénie (maladies) ou toute autre chose de ce genre, pendant qu’il sera avec un groupe d’amis ou d’illustres personnalités. J’éviterais de parler de l’économiste et tous ses termes sui generis (spécifiques), de peur d’être long. Tout ce babil, simplement pour dire que la lecture ; lorsqu’on y prend goût, nous forme et nous informe. Que ceux qui en ont horreur se ressaisissent. Il n’est pas tard pour bien faire.
11-Peut-on trouver tes livres dans les librairies ivoiriennes ? Comment peut-on se les procurer ?
Pour ce qui est des livres, le premier n’est disponible que sur commande (sur www.edilivre.com) Quand au second livre « Tréfonds de cœurs de pierre », il sera bientôt accessible à la librairie des Editions l’Harmattan situé à Cocody, vers l’Ecole Nationale de Gendarmerie. Le retard accusé est dû à la crise que nous avons tous endurée. Je profite de cette parenthèse pour inviter tous les ivoiriens à plus de discernement à l’avenir pour obvier à un pareil drame, un tel carnage, une telle hécatombe.
12-Le langage dans lequel tu t’exprimes est plus qu’étonnant pour un jeune ivoirien, parles-tu de temps en temps le nouchi ? (Rires) Qu’est-ce que tu penses de cet argot ?

13-Un conseil aux jeunes ivoiriens qui veulent se lancer dans l'écriture?
Je dirais dans un premier temps, à ceux qui le pensent à tort, que l’écriture est loin d’être l’apanage des littéraires. Moult scientifiques sont aujourd’hui de brillants écrivains. Deusio, à ceux qui souhaitent s’aventurer dans l’écriture, je dirais que tout est une question de volonté. Il faut vouloir avant tout. Et il est bon de lire d’autres auteurs afin d’éventuellement s’en inspirer pour donner une certaine orientation à ses idées, à ses productions.
Je reste disponible pour tous ceux qui auraient des préoccupations sur quelque question que ce soit. usmarshallone@yahoo.fr
14-Merci pour ta disponibilité !
Interview réalisée par Yehni Djidji
franchement je crois ke je vais reprendre le chemin de la lecture avec vous , jeunes ecrivains talentueux!
RépondreSupprimerCoool.. Je t'assure que tu en tireras beaucoup!!! Je sais de quoi je te parle! Merci à toi
RépondreSupprimerMarshall t'es mon grand champion! je t'ai connu au lycée et depuis une de nos dernière causerie (je me souviens plus à quel honneur) ,j'ai eu une image positive de toi notamment par ta façon de parler.
RépondreSupprimerJ'aimerais que tu continues sur ce même chemin avec ton attitude humble et Dieu te poussera au sommet.
bonjour Marshall, je me prénomme CHRISTIAN et préalablement je tiens à te remercier pour tes conseils. moi également j'envisage ou du moins je suis en train d'écrire une œuvre. mais j'ai besoin de plus de conseils et de soutiens. alors j'aimerais que tu me porte une aide favorable à dessein de parachever mon entreprise que je pense utile aux lettres ivoiriennes. je te laisse mon émail: louacom8@hotmail.fr . stp Marshall j'ai vivement besoin de tes conseils qui pour moi représentent de l'or. écris moi ou appelle moi au 03106999, si ce n'est pas trop te demander grand frère. Mille mercis.
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